La Chaire-à-
Calvin

Introduction

L'abri de la Chaire-à-Calvin se situe dans la commune de Mouthiers-sur-Boëme en Charente, à une dizaine de kilomètres au sud d'Angoulême, sur la rive gauche du Gersac. Cette cavité profonde, également appelée abri de la Rochandry, grotte de la Papeterie et grotte de Mouthiers, doit son nom à une légende locale selon laquelle Jean Calvin y serait venu prêcher au XVIe siècle. Propriété du Conseil général de la Charente depuis 1980, la Chaire-à-Calvin a été classée au titre des Monuments historiques en 1986.

 

Historique des recherches

Le site, découvert par Alphonse Trémeau de Rochebrune en 1864, est fouillé épisodiquement jusqu'au début du XXe siècle. Dès 1924, Pierre David reprend les recherches et découvre en 1926 et 1927 la frise, couverte de dépôts. En 1960 ou 1961, Denise de Sonneville-Bordes et François Bordes sondent le talus et fouillent l'extérieur de l'abri, travail poursuivi de 1966 à 1972 par Jean-Marc Bouvier et André Debénath. Une étude globale a été entamée en 2005 sous la direction de Christophe Delage (occupations) et Geneviève Pinçon (art pariétal).

Topographie

Le site, découvert par Alphonse Trémeau de Rochebrune en 1864, est fouillé épisodiquement jusqu'au début du XXe siècle. Dès 1924, Pierre David reprend les recherches et découvre en 1926 et 1927 la frise, couverte de dépôts. En 1960 ou 1961, Denise de Sonneville-Bordes et François Bordes sondent le talus et fouillent l'extérieur de l'abri, travail poursuivi de 1966 à 1972 par Jean-Marc Bouvier et André Debénath. Une étude globale a été entamée en 2005 sous la direction de Christophe Delage (occupations) et Geneviève Pinçon (art pariétal).

Chrono-stratigraphie

Si les stratigraphies de Pierre David, de Denise de Sonneville-Bordes et de Jean-Marc Bouvier et André Debénath révélaient un nombre différent de couches archéologiques, les études actuelles permettent de discerner deux phases d'occupation du site. La première remonte certainement au Magdalénien moyen, et la seconde au Magdalénien moyen et supérieur. Les travaux en cours sur le mobilier archéologique permettront certainement de préciser ces attributions chrono-culturelles.

Contexte archéologique

Le site, dont l'abri et le talus ont connu une importante occupation paléolithique, a livré un matériel archéologique diversifié. Magdalénien moyen et supérieur sont documentés par la présence d'ensembles caractéristiques de ces périodes (industries lithiques et osseuses, parure). Le dispositif pariétal, partiellement recouvert par le niveau ayant livré des indices du Magdalénien supérieur, est à mettre en relation avec les premières occupations relevant du Magdalénien moyen.

Dispositif pariétal

Le dispositif pariétal de la Chaire-à-Calvin se compose de la frise sculptée in situ et d'un bloc orné mis au jour par P. David en 1929, peu après la découverte des œuvres sur la paroi, et aujourd'hui conservé au musée des Beaux-Arts d'Angoulême. Les sculptures pariétales, conservées à l'air libre, ont souffert des multiples dépôts minéraux et végétaux qui les ont recouvertes au fil du temps ainsi que d'interventions anthropiques modernes, affectant de ce fait leur lisibilité.